Dévoiler son homosexualité à ses parents lorsqu'on est adolescent est une décision qui doit être bien pesée. En effet, il est préférable de se sentir relativement à l’aise avec son homosexualité afin d’être en mesure de faire face aux réactions possibles.
Lorsque les parents apprennent l’homosexualité de leur enfant, la plupart vivent une gamme d’émotions. Certains seront choqués par cette nouvelle car ils croient connaître tous les secrets de leur enfant. Ils peuvent nier l'homosexualité de leur enfant en se disant qu’elle n’est que passagère. Des parents peuvent se sentir coupable en rapport à l’éducation qu’ils ont donnée. De plus, il est fréquent que le parent monoparental ressente plus de culpabilité car il a dû assumer les deux rôles parentaux. Enfin, avec le temps, la plupart des parents acceptent l’homosexualité de leur enfant mais certains ne l’admettront jamais complètement.
Beaucoup de jeunes gays et lesbiennes affirment que leurs relations avec leurs parents ont été bien meilleures après leur coming out parce qu’elles étaient plus honnêtes. Mais l’état de choc, souvent passager, qu’une telle nouvelle peut provoquer n’est pas à négliger. C’est pourquoi il est important d'être sûr (e) de soi avant de se lancer dans un coming out.

Bonjour a tous,
Je m'appelle malu, 34 ans, je susi conseillere en voyage. Je vis en haiti, tous a commencer a 7 ans, entres filles on faisait nos petits experiences, mais comme tous autres personnes on sait comment est notre education, si les parents en decouvrent les consequences.
Alors, j'ái arreter pour vivre ma vie comme tous jeune fille d'etre avec un gentil garcon, mais je me sens toujours pas bien dans ma peau, je suis interesse au films lesbiennes, je prends plus de plaisir. J'ai envie de revivre tous ce que j'ai perdu, j'ai envie d'etre aime, me sentir bien avec une femme .
J'ái fais plusieurs tentative d áborder des femmes , des amis, mais par peur, j'ai changer d'avis actuellemnt j'ái une petite fille de 2 ans, je ne vis plus avec mon mari et vous savez comment est la societe haitienne je suis obliger de me cacher car j'ai tres peur qu'on me rejette, de mon travail, de ma famille de mes amies. je suis tous le temps sur l'internet a chercher des rencontres hors de mon pays par peur . J'ai retrouver votre site en cherchant sur hi5, aide moi , bisous a tous, qui me soutiens et me comprends.
malu, Port-Au-Prince

A situation impossible, un remède miracle : Lara Fabian
Mon Histoire :
Moi, c’est Nicolas, j’ai 16 ans, j’habite a Montagne Noire et je suis en seconde. J’ai traversé il y a 6 mois une phase hyper difficile, avec à la clé une grosse dépression. Je vous la résume en quelques mots : pleurs, déprimes, scarifications, antidépresseurs, tentatives de suicide, prostitution, et hôpital psychiatrique (j’ouvre juste une parenthèse pour préciser que je ne suis pas fou, mais j’y suis allé car je mettais beaucoup trop souvent ma vie en danger). Je ne savais plus qui j’étais, je ne trouvais plus de raisons de vivre. une agonie infernale s’était emparée de ma vie, dont je voyais la fin arriver.
Maintenant, tout ça c’est du passé. Si je m’en suis sorti, c’est grâce à plusieurs personnes. Parmi elles, Lara Fabian. Je sais, ça paraît invraisemblable. Mais quand les mots ne sont plus assez forts pour exprimer la douleur, il n’y a qu’un seul remède : elle. Je me retrouvais dans chacune de ses chansons, qui parlent d’amour, d’ espoir, de mélancolie, et de la Vie. Si jamais tu ne sais plus où tu en es, qui tu es. lis ces quelques phrases, comprends-les et quand ça ne va pas, chantes-les. la suite, imagines-là, sens-là, et vis la.

Le jour ou j’ai avoué à ma mère que j’aimais les femmes "Kisa!" elle m’ a demandé si j’étais folle !!! Je lui ai dit que non et que cela faisait longtemps que je l’étais mais que je ne voulais pas me l’avouer...
Bien sûr elle n’en revenait pas car en fait je suis mariée et j’ai deux charmants enfants. C’est vrai que pour une mère cela doit être très dur de se mettre dans l’idée que sa fille de 31 ans mariée et deux enfants avouent après 7 ans de mariage qu’elle aime les filles !!! Ma mère n’a rien dit et a racrroché le téléphone. Le soir alors que j’étais sur le net entrain de tchatter, je vois debarquer mes parents. J’ai cru que mes jambes se dérobaient sous moi mais là je me voyais très mal face a mon père. Ma mère ne lui avait rien dit et il a voulu que je m’ explique. Là je lui ai dit "papa je ne peux pas te dire ce que j’ai car tu ne voudras plus me parler !" il m’a répondu "si tu me le dis pas je m’ en vais et tu ne me verras plus".
Alors face à mon père, les larmes se sont mises à couler et je lui ai tout dit. Il s’est assis et n’a pas dit un mot mais j’ai vu ses yeux s’embuer de larmes. Je me sentais très mal de lui faire autant de mal mais je ne pouvais plus garder ce terrible secret au fond de moi.
Bien sûr, ensuite, ils n’en n’ont plus reparlé pendant un bon moment et puis un jour je leur ai dit "Je vais vivre en juillet avec la fille que j’aime et mes enfants ! Je quitte mon mari et je pars de la region pour vivre ce que j’ai à vivre ! Je sais très bien que je vous fais du mal mais je n’ai qu’une vie, vous avez fait la vôtre et c’ est à moi maintenant de faire la mienne !" Ils m’ont regardé et m’ont demandé si je pensais aux enfants. Je leur ai expliqué que les enfants seraient heureux de voir leur mère heureuse et que de toute façon on se séparaient en bon terme avec mon mari.
Maintenant mes parents tolèrent mais ne veulent pas rencontrer mon amie. Ils se soucient bien sûr de ma vie future et celle de mes enfants. Je comprend tout à fait leur réaction mais maintenant je sais qui je suis et je veux enfin vivre !!! J’ai aimé mon mari mais ma vie à présent est auprès de celle que j’aime.
Je vais renaître une nouvelle fois mais je veux dire à toutes les femmes mariées qui ont decouvert enfin leur vraie sexualité qu’il ne faut pas culpabiliser, que l’on a qu’ une vie et que, même si on fait du mal à ceux qu’on aime, il faut prendre notre vie en main et vivre tout simplement ce que l’on a à vivre. Mes amis ont tous eu une bonne réaction et m’ont simplement dit "On veut te voir heureuse et on t’aime pour ce que tu es et pas pour ce que tu fais !".
J’attend le 1er juillet pour partir car j’attend que mes enfants aient fini leur scolarité. Je vis encore chez mon mari : je fais chambre à part, on s’entend bien même si parfois c’est pesant pour tous les trois (lui, mon amie et moi).
Je souhaite à celles qui vont me lire qu’elles soient heureuses dans leur nouvelle vie !!
Natou Miami, Fla

Tout jeune, je me sentais différent des garçons de mon âge. Je n’ avais que des amis de fille parce que c’était avec elle que j’étais capable d’avoir des amitiés durables.
En vieillissant, j’ai pu établir des amitiés avec des ados de mon sexe et j’étais heureux. Mon existence tranquille a été changée à jamais quand j’ai réalisé que j’étais homo. J’ai refusé de l’ accepter et j’ai terminé le secondaire tout en portant ce lourd fardeau.
Le temps passait et je vivais tout en pensant être "normal" jusqu’ au jour où toutes ces émotions refoulées ont refaites surface. Sans compter aussi que peu de temps avant, j’étais tombé amoureux d’un élève de mon ecole Alors c’était vraiment affreux comme situation : d’un côté, j’étais tiraillé par le refus d’accepter qui j’étais et de l’autre côté, je voulais être aimé. Alors, ça c’est pas trop bien passé car j’ai été sombré dans la déprime ...
Par la suite, j’ai continué a vivre tranquillement jusqu’au jour où j’ ai été forcé d’accepter ma condition pour cesser de vivre malheureux car l’être humain ne peut pas vivre éternellement dans la tristesse et le malheur. En même temps, j’ai fais la rencontre d’un homme charmant qui m’a aidé dans mon processus d’acceptation et une sorte de complicité s’était développé. Même si cela a été de courte durée, je n’ai pas regretté cela car pour la première fois, j’étais heureux.
J’ai ensuite décidé de tout dire à mes amis. Une chance, ils ont acceptés le fait que je sois homo et ils m’ont encouragés à continuer dans la voie que j’avais choisi. La prochaine étape a été la famille et j’peux dire que ça a été très dramatique. Ma mère, ayant des doutes depuis un certain temps, m’a soumis à un interrogatoire où j’ai finalement fini par leur avouer mon homosexualité. La réaction a été assez virulente parce que mes parents sont très croyants alors j’ai eu droits aux sermons du genre : c’est pas ce que Dieu veut ! T’es pas normal ! Tu vas aller en enfer ! Ensuite, ils ont fini par me dire que le jour où je quitterais la maison, je ne serais plus le bienvenu car je vivais dans le péché... J’étais démoli et j’m’étais senti rejeté tout d’un coup.
En un instant, je n’étais plus l’enfant modèle avec un avenir brillant, j’étais la honte de la famille, un échec. La relation très proche que j’entretenais avec mes parents a été démolie. Ils essayaient toujours de me convaincre de reprendre le chemin de la normalité, ce qui signifie sortir avec une fille et avoir des bébés alors ça ne s’est pas amélioré durant les jours qui ont suivi mon coming-out avec ma famille.
Maintenant, je prépare mon déménagement pour une ville plus grande où j’pourrai finalement vivre ma vie. Même si ma famille désapprouve mon mode de vie et ne me parle plus beaucoup, je suis heureux car je n’ai plus à mentir pour personne maintenant.
Babas~S.A
Port-au-Prince Haiti

Mon coming out Bonjour à toutes et à tous, je m’appelle JeanYves, j’ai 27 ans, je suis étudiant et je vis en couple depuis 5 ans(avec un garçon, bien évidemment !!). Tout se passe bien avec mes parents ; mais çà n’a pas toujours été ainsi...
Tout commence vers l’âge de 8 ou 9 ans lorsque mon copain de jeux du moment me fait remarquer mon comportement : « pourquoi tu te tords le cul comme une fille quand tu marches ?! », alors là je dois bien avouer qu’il m’avait piqué au vif, et je me souviens avoir répondu agressivement : « j’suis pas une fille !!! » en m’enfuyant chez mes parents ...c’est en tout cas à mes yeux le tout premier souvenir où je me suis senti différent des autres garçons.
Durant mes années de collège, j’étais admiratif devant les garçons plus grands (soit parce qu’ils avaient déjà redoublé, soit parce qu’ils étaient plus précoces que moi !), en tout cas j’aurais aimé être comme eux à l’époque (mais je me doutais déjà que c’ était un peu plus que de l’envie !!) J’étais assez réservé et je restais à l’écart des jeux brutaux à la récré : j’étais plutôt avec les filles, mais je n’ai jamais eu à souffrir de la situation car je n’étais heureusement pas la « tête de turc » de l’école (eh oui, il en faut toujours un ou une, allez savoir pourquoi !).
Puis arriva le lycée : il fallait partir à l’internat dans une grande ville terrible et effrayante, et c’est vrai que les premiers temps loin de mes parents furent pénibles pour moi : je ne connaissais personne et n’étais pas très habitué à aller vers les autres ! Mais avec les semaines qui passaient, j’ai fini par sympathiser avec quelques filles de ma classe, eh oui : les garçons restaient pour moi une curiosité alléchante qu’il ne fallait pas approcher ! J’ai pourtant fini par me trouver un amoureux : le hasard a bien fait les choses...mais je vous raconterai ma première histoire d’ amour une autre fois !
Notre relation n’aura duré que quelques mois et ce fut un amour platonique : c’est lui qui à décidé de rompre.
Après cet épisode, je suis devenu très taciturne et passais mes week-end chez mes parents enfermé dans ma chambre à écouter de la musique pour éviter de penser à lui et à mes études qui prenaient une tournure catastrophique : c’était la chute libre...
Finalement ma mère est venue me voir et s’est assise à côté de moi sur mon lit, elle voulait savoir pourquoi çà n’allait pas en ce moment. « C’est rien » lui ai-je dis, mais elle insista : ma mère savait toujours quand je lui cachais quelque chose alors c’était perdu d’avance !
Je me souviens m’être effondré en pleurs et lui avoir dit que j’ avais connu un garçon de 18 ans (j’en avait 15) et qu’on s’était embrassé plusieurs fois (mais je lui ai caché que j’en était amoureux car je sentais que c’était bien pire que ces quelques bisous !) .
Sa réaction à été de me rassurer en me disant que çà allait passer et que c’était normal de vivre ça à mon âge, non sans me faire jurer que çà n’avait pas été plus loin que des bisous ! (elle m’avoua des années plus tard quelle avait failli le poursuivre pour détournement de mineur !).
Le problème, c’était comment leur annoncer que çà n’était pas qu’ une passade mais bien une réalité :les filles ne m’intéressaient pas du tout sentimentalement parlant, et je ne ressentais pour elles aucune attirance sexuelle ! Pourtant je ne me faisais pas trop de soucis car mes parents étaient cools... Je les avais même entendu dire une fois qu’ils n’avaient rien contre les homos (dans une discussion entre amis), et que si leur fils leur annonçait un jour qu’il est homo, ils ne le prendraient pas mal...
Durant 2 ans, je ne suis pas parvenu à en parler, ça restait coincé comme un nœud au creux de mon ventre, alors j’essayais de le leur faire comprendre en prenant des attitudes efféminées, en portant des bagues...mais ça n’avait pour seul effet qu’énerver ma mère : on se disputait pour tout et n’importe quoi et je n’avais personne à qui me confier.
Alors, désespéré, j’ai tenté un dernier appel au secours durant des vacances horribles avec mes parents : j’avais 17 ans et j’ai tenté de me suicider en avalant des médicaments... heureusement que j’ai été hospitalisé à temps, sinon je ne serais pas en mesure de vous donner ce témoignage ! Quelques semaines après ça, j’ai dit à ma mère que j’aimais toujours les hommes, que je n’y pouvais rien, c’était comme çà. Elle a très mal réagit, me disant que si je voulais être comme çà (elle comparait l’homosexualité à de la prostitution), ce serait ailleurs que chez elle et que je pouvais prendre mes clics et mes clacs et ne plus jamais revenir...ce fut un choc car je ne m’ attendais pas à celle là !
Ainsi ont commencé pour moi toute une série de fugues plus ou moins longues : j’avais décidé de trouver quelqu’un qui m’ accepte tel que j’étais, et au diable les études : je ne savais même pas ce que je voulais faire plus tard et je m’en moquais bien !
A chercher on fini par trouver, et ce ne fut pas long : je décidai de partir avec un couple de restaurateurs d’environ 25 ans de plus que moi. Pour me libérer de l’emprise parentale je serais cuisinier !
Mes parents étaient désarmés et ils n’ont rien fait pour me retenir : ils ont très bien fait car je ne les aurait pas supporté plus longtemps !
J’étais en formation, j’avais un toit pour dormir et deux amants : au début, je ne pouvait rêver mieux comparé à ce que j’avais connu!
Cette relation à durée 2 années qui furent essentielles en m’ apportant stabilité et maturité, et je revoyais quand même mes parents une fois par an lors de mon anniversaire.
Après 2 ans d’exil, je suis revenu chez mes parents suite à une violente dispute avec mes ex.(au passage, je déconseille les ménages à 3 !), et ma mère m’a finalement dit qu’elle m’acceptait comme j’étais car elle n’avait qu’un fils et qu’elle ne voulait pas me perdre !
Tout est bien qui finit bien même si j’ai encore un peu d’ amertume envers mes parents...
Il en aura fallu du temps, des angoisses et des larmes pour enfin renouer les liens ; mais je suis conscient que cela prend parfois beaucoup plus de temps aux parents pour assimiler l’ homosexualité de leur enfant comme normale et faisant partie intégrante de leur personnalité !
Tout ceci pour vous mettre en garde, vous qui vous apprêtez à tout révéler à vos parents : ce n’est pas parce qu’ils ont l’air d’ être ouverts d’esprit en ce qui concerne les autres, qu’ils le seront aussi avec vous !
Sur ce terrain là, il faut avancer avec prudence et savoir s’ entourer de confidents (amis, famille éloignée...) avant de le dire à ses parents car ça permet d’avoir un aperçu des réactions possibles et des avis différents sur la façon d’aborder le sujet, et donc plus de soutien et d’assurance !
Il me reste à vous souhaiter bon courage à toutes et à tous, beaucoup de bonheur et surtout de l’amour...
Gros bisous, à bientôt peut-être !!!
JYves- Port-Au-Prince

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